12 posts tagged “2008”
"..Mais d'user, d'avoir abusé d'une réputation et de prouesses universelles, de résignation en régression, de la tête aux pieds peu à peu, de l'intellect au dribble d'autres buts, l'écran, l'argent toujours, d'autosatisfaction en autocongratulation, sobriquettement naquit la Coquerique."
(in 5021 L'AUTRE MONDE - Thélès)
Ressentie depuis des années au travers d’une paranoïa croissante et de plus en plus autiste, l’escalade avait fini par sortir du petit cercle des initiés. Personne n’oubliait la revanche à prendre par une Chine maintes fois humiliée par l’Occident dans le passé, à commencer par l’ère industrielle qui l’avait privée de sa suprématie commerciale pendant des siècles. Les intimidations se devaient de retentir haut et fort. Avec la maestria acquise au fil du temps et du conformisme, les médias géraient le chaud et le froid au gré des tendances. Des ficelles un peu grosses pour ceux restés vigilents, il en restait, en dépit des difficultés qui leur étaient faites. À contre-courant décidément du temps, à la fois plus et moins nombreux, plus dans leur détermination, moins en nombre, ce que ne manquaient pas de relever statistiques et sondages au service de l’information objective comme il se devait.
Depuis bien longtemps, les populations s’accommodaient du mensonge stratégique, dire le contraire de ce que l’on fait, de ce que l’on va faire, une arme tactique affirmait-on ; elles croyaient en la démocratie, elles s’y accrochaient comme à une bouée de sauvetage, l’ultime pour beaucoup. Elles pouvaient écarter par leur vote ceux qui nuisaient et ne s’en privaient pas, à chaque élection, mais, avec une étonnante amnésie, pour laisser la place “sans grande illusion” à d’autres, à ceux qui avaient précédé, et ainsi de suite, comme si ce fût inéluctable. La régression acceptée.
© Thélès éditeur
D'autres extraits ?
L'économie occidentale aux mains de l'Asie, le processus annoncé dans 2053 LE REVEIL de Trevor Narg (éd. Thélès) ne peut que s'accélérer. Pourvu qu'il ne se termine pas comme dans le roman !
L'économie occidentale aux mains de l'Asie grâce au libertalisme, c'était bien parti en effet. Avec la Crise, c'est fait, ou sur le point de l'être.
Le travail de plusieurs générations bradé par quelques opportunistes assoiffés d'argent et de puissance, avec la complaisance de politiques ivres de pouvoir. Et 20 ans de sacrifices, pour les pauvres d'abord, pour les classes moyennes aussi, avec leurs économies à présent.
Bravo les libertalistes !
L'émotion et les commémorations passées, le fond.
Née du bluff, Algérie française, sape de la IVe République, une vraie République qui respectait ses citoyens, la Ve instaure la république monarchique, un camp et ses amis, et l'autosatisfaction présidentielle, le bluff souvent, avec les résultats qu'on sait, la France affaiblie, appauvrie avec son patrimoine public privatisé et néanmoins ses déficits aggravés, l'abaissement généralisé, l'autorité, l'école, l'honnêteté, le respect..., l'avenir gâché par ce système dont l'un d'eux parlait de "copains et coquins"... Un système qui a su manipuler ses opposants, indispensables dans une démocratie, au point d'en faire finalement des alliés objectifs, un cloaque politique.
Pas les petits, les inconnus, bien sûr, traqués, fichés bientôt s'ils sont "susceptibles" de gêner. Non, les gros, les connus, sélectionneur d'une équipe nationale qui perd, 15e sur 16, et qu'on maintient, ou président mis en avant pour une libération réussie certes, mais avec la méthode à laquelle il s'opposait, contraire à ses multiples initiatives*.
"Manipulation générique" s'il en est. http://www.youtube.com/watch?v=Ugms7HF8h1Q
* A ce propos, qui paie la note ?
La vie n'a évidemment pas de prix. Surtout prise en otage. Certes, mais celle des 2 jeunes électrocutés la veille des émeutes de 2005 ? Ils n'avaient pas été mis en garde des risques qu'ils encouraient, eux. Et la vie des autres victimes de ceux qui doivent les protéger ? En ce jour d'allégresse, difficile de ne pas se le rappeler.
Incorrigible l'ancien ! A présent une Fondation, pour le "développement durable" bien sûr, contre la pauvreté et la faim, pour la sauvegarde des langues... Que ne l'a-t-il fait alors qu'il était au pouvoir ? Mais il y eut "la maison brûle...", "... une autre planète"*... Oui, des incantations, mais les actes concrets ? Un boulevard pour un "Grenelle". Quant aux langues, en 2002 on parlait de 7000 langues*, aujourd'hui 6000 ! 1000 langues auraient disparu pendant son quinquénat. N'est-ce pas du même "plus c'est gros, mieux ça passe"* ?
Le message adressé par Trevor Narg aux "Antilibéraux", voici plus d'un an, commencerait-il à être entendu ? Aux antilibéraux Dans la communication et l'image des "antilibéraux", deux problèmes de sémantique : Le libéralisme a une connotation positive dans bien des esprits. En vous affichant "antilibéraux" n'affaiblissez-vous pas votre cause ? Et pas seulement pour des raisons de sémantique. En effet pour la gauche, il faut le répéter, combattre le "libéralisme" n'est-ce pas renier une part essentielle de ses origines ? De plus ce n'est pas le libéralisme que vous combattez, c'est ce que le "capitalisme libertaire" en a fait. Pourquoi ne pas l'exprimer avec la contraction de capitalisme libertaire : "libertalisme". Le "T" de libertalisme change tout. La brutalité du mot évoque celle des pratiques de ses adeptes. La communication ne peut être négligée aujourd'hui, n'est-ce pas elle qui maintient en place ceux que vous dénoncez ? Ultralibéral et néolibéral remplacés par libertaliste et libertalisme, c'est tellement plus parlant !
1 - l' "anti" n'est pas constructif, un positionnement "pro" toucherait au-delà des contestataires,
2 - pour la gauche, combattre le "libéralisme" c'est renier une part essentielle de ses origines. C'est de plus tomber dans le piège des prétendus "libéraux" : ils s'attribuent un concept qu'ils ne cessent de trahir avec leurs excès. Enfin la connotation positive du mot "libéral" est indéniable, de même que la sonorité mélodieuse de ses dérivés : libéralisme, ultralibéral, néolibéral...
De plus, il change leur image : avec "libertalisme", finis la douceur de "libéral", le mélodieux d' "ultralibéral" ou de "néolibéral".