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L'économie occidentale aux mains de l'Asie, le processus annoncé dans 2053 LE REVEIL de Trevor Narg (éd. Thélès) ne peut que s'accélérer. Pourvu qu'il ne se termine pas comme dans le roman !
L'économie occidentale aux mains de l'Asie grâce au libertalisme, c'était bien parti en effet. Avec la Crise, c'est fait, ou sur le point de l'être.
Le travail de plusieurs générations bradé par quelques opportunistes assoiffés d'argent et de puissance, avec la complaisance de politiques ivres de pouvoir. Et 20 ans de sacrifices, pour les pauvres d'abord, pour les classes moyennes aussi, avec leurs économies à présent.
Bravo les libertalistes !
Le libertalisme n'est pas né d'un jeu de mot. Son origine se trouve dans 5021 l'autre monde, premier roman de Trevor Narg.
Dans cet extrait, page 124 :
"-Leur origine était controversée, même s’il restait incontestable que ces émissions avaient cru avec l’activité humaine. Et son emballement surtout. Le mode de vie de l’époque dominé par la consommation et la société industrielle qu’elle prolongeait, toujours plus d’achats pour toujours plus de production et de travail donc de pouvoir d’achat, avec leurs transformations et leurs rejets longtemps incontrôlés, toujours plus nocifs. Deux des fondements essentiels, avec la guerre, de la société moderne née en Europe, étendue à tout le Nord occidental, puis vers l’Est. Il s’agissait de servir les intérêts économiques de ces pays et de leurs populations, d’accentuer leurs avantages.
...
-Ceci en soi était louable. Mais, dans l’accélération du progrès, vint le temps d’une gestion plus spéculative, l’argent roi, plus que jamais. Plutôt que de le faire fructifier par des idées et du travail comme au bon vieux temps de l’industrie, l’utiliser à s’approprier ce qui pouvait profiter vite, avec le minimum de risque. Entre autres les biens publics, le fruit du travail et des investissements des générations de citoyens constituant leur patrimoine, celui des pays. Avec le soutien de ceux qui auraient dû préserver ce patrimoine au lieu d’inciter à en disposer, la compétition internationale mise en avant, peut-être aussi en récompense ou pour combler des déficits, des largesses électorales. La privatisation des biens publics. Accompagnée de surcroît de l’affaiblissement des règles qui limitaient les risques d’abus de la société industrielle, puis de la société de consommation, des règles de modération acquises au fil du temps avec le monde du travail. La porte ouverte à bien des excès, au nom du progrès, de la liberté nécessaire à son développement. Oui, mais c’est la liberté intégrale réclamée par et pour ceux qui en tiraient profit qui fut obtenue, le ‘libertalisme’, une contraction évocatrice. Pourquoi dans ces conditions se soucier du plus grand nombre et de l’environnement? Et ainsi s’installa un pouvoir économique de moins en moins contrôlable, de plus en plus puissant. Les effets n’avaient pas tardé, frontières ouvertes surtout, dans une mondialisation sans freins ni scrupules, de plus en plus efficace pour les uns, ravageuse pour les autres, indifférente aux alertes, aux cris d’alarmes. À partir de là, n’était-ce pas trop tard? "
Oui, la "mise sous tutelle", que de discrétion pour 40 à 200 milliards de dollars si tout va bien, la nationalisation des deux énormes banques de crédit immobilier qui plombent les bourses d'Amérique, et d'ailleurs.
Le message adressé par Trevor Narg aux "Antilibéraux", voici plus d'un an, commencerait-il à être entendu ? Aux antilibéraux Dans la communication et l'image des "antilibéraux", deux problèmes de sémantique : Le libéralisme a une connotation positive dans bien des esprits. En vous affichant "antilibéraux" n'affaiblissez-vous pas votre cause ? Et pas seulement pour des raisons de sémantique. En effet pour la gauche, il faut le répéter, combattre le "libéralisme" n'est-ce pas renier une part essentielle de ses origines ? De plus ce n'est pas le libéralisme que vous combattez, c'est ce que le "capitalisme libertaire" en a fait. Pourquoi ne pas l'exprimer avec la contraction de capitalisme libertaire : "libertalisme". Le "T" de libertalisme change tout. La brutalité du mot évoque celle des pratiques de ses adeptes. La communication ne peut être négligée aujourd'hui, n'est-ce pas elle qui maintient en place ceux que vous dénoncez ? Ultralibéral et néolibéral remplacés par libertaliste et libertalisme, c'est tellement plus parlant !
1 - l' "anti" n'est pas constructif, un positionnement "pro" toucherait au-delà des contestataires,
2 - pour la gauche, combattre le "libéralisme" c'est renier une part essentielle de ses origines. C'est de plus tomber dans le piège des prétendus "libéraux" : ils s'attribuent un concept qu'ils ne cessent de trahir avec leurs excès. Enfin la connotation positive du mot "libéral" est indéniable, de même que la sonorité mélodieuse de ses dérivés : libéralisme, ultralibéral, néolibéral...
De plus, il change leur image : avec "libertalisme", finis la douceur de "libéral", le mélodieux d' "ultralibéral" ou de "néolibéral".