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Leur avait-on laissé d'autre choix que de se soumettre à des injonctions hypermédiatisées ?
"Les ‘sommets de la Terre’ se succédaient, répétant de décennie en décennie les mêmes bonnes intentions, devenues vaines, suspectes presque. Il avait fallu que les pays pauvres commencent à polluer eux aussi pour que les riches décident de passer aux actes, de demander des efforts. Sans pour autant changer. Ainsi à appauvrir toujours les mêmes, toujours plus, à accentuer les injustices, les frustrations et les ressentiments aux réactions parfois brutales, les puissants finissaient par se fragiliser. Dans l’illusion du court terme et de la réussite, dans la spirale de pouvoirs habiles, à défaut de vision d’avenir, de vision humaniste."
Pourquoi ? Des abonnements forfaitaires toujours plus lourds dans les factures pour inciter à la consommation. Pas seulement sans doute, mais ils y contribuent.
Ce nouvel appel au respect et à plus de justice car, là encore, face à l'injustice, seuls les effets sont traités, non les causes. Empêchant ainsi de résoudre le problème.
En tout cas dans un clip :
puisqu'on en parle (c'est rare), à propos de ses effets sur des salariés :
La TVAP a les mêmes avantages que la "TVA sociale" :
- - avec la réduction des charges sociales le même avantage aux entreprises à fort taux de main d'œuvre,
- - le même avantage sur les importations et les exportations,
- - la même simplicité de gestion, sans coût supplémentaire.
La TVAP n'a pas les défauts de la TVA "sociale" qui, en augmentant la TVA en aggrave la double injustice sociale :
- - la TVAP n'augmente pas cet impôt non redistributif payé au même taux par tous,
- - avec une récupération partielle, la TVAP ne favorise plus les intermédiaires comme le font la TVA et la TVA "sociale", mais implique tous les acteurs de la production dans le financement de la protection sociale.
C'était prévisible, le clip de Trevor Narg édité en novembre 2008 le rappelle.
La TVA à l'origine de la crise ?
Certainement pas seule. Mais son rôle ne fait pas de doute. Dans le passé, assurément, dans la suite probablement, dans la solution de la crise actuelle.
Les commentaires, les débats, les annonces ne manquent pas depuis l'apparition de la crise, a-t-on lu, vu ou entendu une seule fois la mise en cause de la TVA ? D'un économiste, d'un syndicaliste, d'un journaliste, d'un politique ? Personne ne l'a remarqué, personne en tout cas n'en parle, ni en France ni ailleurs à ma connaissance.
C'est pourtant là que pourrait se trouver la sortie de cette crise.
Non pour en corriger les dégâts qu'on ne cesse de nous révéler, une affaire de replâtrage de grande ampleur, dont il sera intéressant un jour d'en apprécier les responsabilités, l'urgence est au colmatage des brèches aujourd'hui. Quoiqu'il nous en coûte.
Oublions ce que certains en tirent d'avantage néanmoins, la lumière, les affaires, et revenons à la TVA, cette taxe née en France dans les années 50, appliquée bientôt presque partout dans le monde à partir des années 70.
Un mécanisme simple qui, comme son nom l'indique, consiste à ne taxer que la valeur ajoutée. Non pas au consommateur qui est taxé sur l'ensemble de la valeur du produit, mais aux producteurs à chaque phase intermédiaire, qui sont remboursés ensuite de cette taxe par l'Etat.
Ce qui en a fait son succès sans doute, cette opération est appréciée des entreprises et autres intervenants concernés qui se considèrent ainsi dispensés de taxe sur la chiffre d'affaires.
Mais en tirent-ils tous le même avantage ?
Oui en apparence, en réalité cette "récompense" avantage beaucoup plus le revendeur que le fabricant, ce dernier assumant toutes les tâches et tous les risques de la production, souvent avec des marges moindres.
La TVA permet ainsi de favoriser l'intégration d'intermédiaires dans le processus, de les multiplier sans augmentation fiscale sensible pour le produit. Il ne coûte pas plus cher de faire faire que de faire, la TVA est l'instrument de la sous-traitance, de l'externalisation, des délocalisations.
Son histoire le confirme, il est incontestable que la TVA a accompagné la mise en place de la mondialisation actuelle.
Elle a accompagné aussi ses dérives. En favorisant la sous-traitance, elle a contribué à l'édification et au développement des grands groupes de toutes natures qui ont progressivement colonisé l'activité économique mondiale. Leurs activités d'abord, puis leurs marges, enfin l'usage des fortunes considérables ainsi engendrées ont conduit peu à peu aux dérives constatées ces dernières décennies, avec l'aboutissement prévisible actuel, la crise.
Parmi les dérives majeures, doit être signalé l'effet "intermédiaire", utile un temps pour l'ouverture aux marchés nouveaux, mais assez vite transformé en exploitation des entreprises, des PME surtout. En effet, fournisseurs ou sous-traitants se trouvent alors face à une concurrence à bas coûts, ou en état de dépendance, ou encore, souvent, dans l'impossibilité d'accéder directement aux marchés de leur spécialité. Que ce soit dans les pays riches, pour des raisons sociales notamment, ou dans les pays émergents et pauvres où la dépendance est plus marquée.
L'analyse de ces phénomènes en profondeur ainsi que des mécanismes environnants qui peuvent y être liés, montre que la TVA telle qu'elle fonctionne depuis sa mise en place n'est plus adaptée au contexte socio-économique tel qu'il a évolué et que, transformée dans son application, elle peut, au contraire des inconvénients constatés, devenir un instrument de progrès social, de soutien à l'emploi et de compétitivité.
C'est ce qui est développé dans un essai au titre évocateur, "France, pour sortir de l'enlisement, 2 mesures simples" (1), la deuxième mesure, la TVAP. La première vise plus d'équité également.
De même que la TVA y a été créée, c'est en France qu'elle doit y être mise à jour. Les éléments sont réunis pour une mesure simple à mettre en œuvre, et à généraliser si l'application se révèle concluante, ce qui ne fait pas de doute dans l'objectivité et la volonté de correction.
Ses effets sociaux ouvriraient la voie à de nouveaux équilibres, un autre développement, plus humain, moins destructeur, plus de justice dans le monde.
Dans la situation actuelle nécessitant réparations et changements, la TVAP peut apporter sa contribution dès à présent, pour en consolider les améliorations notamment.
En tout cas, sauf à vouloir perpétuer les hauts de niveaux de chômage, de pauvreté et d'endettement générés par cette mondialisation et sa TVA, tôt ou tard il faudra en traiter la cause. La solution proposée, la TVAP, permettra de repartir d'un bon pied, avec elle une part importante de la fiscalité, sur la consommation, "moralisée".
Trevor Narg
http://equilibre.vox.com
"Sanctionner les responsables du désastre"
Excellente initiative présidentielle de septembre 2008,
oubliée à l'entendre en février 2009.
Parachutes dorés, bonus des dirigeants, traders,
annonces médiatiques, protectrices plus que sanctions.
Si, banquiers ou autres, sont coupables,
qu'ils soient condamnés, place à la justice,
et sans tarder ! Qui pourraient craindre des procès ?
Que se révèlent des responsabilités,
des complicités ? A cacher peut-être,
en laissant du temps aux coupables ?
Pourtant, pour en finir avec cette Crise,
quelle source financière ! Aisée et juste !
Que l'on remonte à tous les spéculateurs,
et s'ils sont coupables qu'ils remboursent !
L'inverse de ce qu'on perçoit aujourd'hui !
Que de milliards ! Là, ceux des tricheurs,
en voilà une "moralisation" !
Immédiate, concrète, utile !
Et, si s'ajoutent à ces remboursements,
les 2 MESURES SIMPLES pour les pérenniser,
justice et prospérité reviendront enfin.
"Yes we can", est-ce "tout devient possible" ou le contraire ?
Depuis l'élection de Barack Obama et sa triomphale investiture, certains en font le même slogan, la même vision, les mêmes présidents. Ceci dans l'acceptation ou l'indifférence générales comme souvent. Mais laissant une trace de plus dans les esprits et les mémoires, information ou abus, voire supercherie ?
Objectivement d'abord, "Yes we can" est actif tandis que "tout devient possible" est passif, distinction déterminante pour un slogan politique, la volonté de maîtrise pour l'un, l'habileté pragmatique pour l'autre. Le courage pour l'un, ( de plus avec une référence historique, le "Yes" ), l'opportunisme pour l'autre. Donc le respect de l'électeur pour l'un, contraire à l'autre qui l'incite plutôt à l'acceptation. Ce qui s'est manifesté d'ailleurs dès les premiers actes forts des deux mandats, façon de fêter la victoire, décisions sur leurs revenus ou ceux de leurs proches.
A quoi bon, dira-t-on, revenir sur ce que l'Histoire ne retiendra sans doute pas, sinon comme une péripétie électorale ? D'autant qu'en bons slogans tous deux sont attrappe-tout
.
De plus, si "Yes we can" engage, alors que "tout devient possible" tend à illusionner, la différence tient sans doute aussi du contexte : un président américain s'adresse à un pays réactif, historiquement dynamique et ouvert, alors qu'en France l'accueil est plus complexe, autant créatif que craintif, contestataire mais plutôt conservateur. Il n'en a pas toujours été ainsi cependant, l'Amérique ne lui doit-elle pas justement les fondements de sa réactivité ? Les lumières, la révolution..., ce qui nous a quitté depuis deux générations, depuis que nous sommes enfermés dans un système incapable de résoudre les problèmes qu'il a créés et qui le plombent, l'injustice économique et sociale, chômage, endettement, pauvreté, un système de moins en moins respectueux des citoyens et de leur travail, un système fondé sur l'opportunisme plus que sur la volonté réelle de sortir le pays de ses difficultés, ce que laisse espérer le "Yes we can".